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 Interview avec le Directeur Général de l'ONMT

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am3doure



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MessageSujet: Interview avec le Directeur Général de l'ONMT   Sam 3 Nov - 4:22

Abbes Azouzi, ONMT


Venu du secteur du luxe, le jeune et dynamique directeur général de l’Office National du Tourisme Marocain, Abbes Azouzi, a mis en place une nouvelle démarche marketing.

Quels seront les résultats de l’année 2005 ?
Très bons. Sur l’ensemble des pays émetteurs, nous enregistrons une progression de 16 % ; quant à la France, nous atteignons + 25 %.


A quoi attribuez-vous ces excellentes performances ?
A budget équivalent, nous avons adopté une approche beaucoup plus segmentée. Nous avons fait des choix déterminants, en particulier sur les marchés britannique, allemand, espagnol et italien, avec des cibles bien définies et une démarche marketing soigneusement réfléchie.


Quelles sont vos destinations les plus en vogue ?
Notre pôle touristique le plus important est toujours Marrakech. Agadir décolle, pas encore autant que nous le souhaiterions ; Fès et Meknès, qui forment un ensemble indissociable, doivent être consolidés : il nous reste un grand effort à faire en terme de communication, de notoriété ; Essaouira décolle gentiment. Tanger va devenir une véritable destination touristique grâce au programme d’infrastructures dont elle bénéficie : autoroute, port moderne, zone franche, beaucoup de produits nouveaux.


Et Ouarzazate ?
Le taux d’occupation des hôtels de Ouarzazate est plus faible que la moyenne marocaine. Nous devons l’améliorer nettement, en particulier grâce aux clients français qui sont le principal marché pour cette ville. Nous devons changer le positionnement de Ouarzazate, qui n’est jusqu’alors que ville étape, pour en faire une ville de séjour. Son potentiel naturel, culturel, architectural le justifie. Il faut cependant que nous développions des hébergements adaptés à une clientèle qui y restera plus longtemps, ainsi qu’en terme d’animation.


Quels sont, sur l’ensemble du Maroc, vos objectifs de croissance ?
Le plan stratégique que j’ai présenté prévoit environ 15 % de progression par an. Nous ferons tout pour atteindre ces objectifs.


Avec des moyens financiers nouveaux ?
Surtout des produits nouveaux. Prenons l’exemple de la France. Je pense que, en 2005, nous aurons reçu près de 1,400 million de Français. C’est bien mais nous pouvons largement améliorer ce score. Il faut que nous convainquions les Français qu’en un ou deux séjours ils ne connaissent pas le Maroc. Nous devons favoriser de nouvelles expériences. Par le balnéaire, bien sûr, avec les nouvelles stations que nous aurons bientôt sur la Méditerranée ; par le culturel avec Fès et Meknès, entre autres ; par un nouveau tourisme de santé, d’aventure et de bivouacs dans le désert, par l’écotourisme, le golf, etc.


Envisagez-vous de donner une orientation nouvelle à votre Office ?
Nous l’avons entamée depuis un an. Nous nous sommes dotés d’une direction marketing ; nous avons adopté une approche par ville et une approche par produits ; lancé des filières : thalasso et bien être, incentive, sports et aventure, écotourisme et tourisme de niches.
Chacun des responsables de filière est en relation avec l’ensemble des comités régionaux du tourisme qui, à leur tour, mettent en place des stratégies produits et marketing, et ils assureront leur promotion sur les marchés émetteurs de manière concertée.


Parvenez-vous à rendre homogène votre communication sans couper les ailes aux CRT ?
C’est notre objectif. Nous atteignons ce but sur le golf, c’est un peu plus difficile sur l’incentive car nous devons mettre en valeur les spécificités de chaque destination, sous une marque commune forte : le Maroc.


Envisagez-vous de définir une politique tarifaire ?
Ce n’est pas dans notre rôle. Il nous appartient d’arrêter une stratégie nationale, de mettre au point des outils marketing, de définir les produits qu’attendent les vacanciers. Ensuite, à chacun d’établir ses prix que le marché se chargera de réguler.


A quel organisme homologue français compareriez vous l’ONMT ?
A Maison de la France ; comme elle, nous travaillons sur le « soft », le packaging, la promotion. Les investissements dépendent de la Direction de l’Aménagement et de l’Investisse-ment du Ministère du Tourisme.


Comment avez-vous pu dépasser les performances de la Tunisie sur le marché français ? Par des investissements promotionnels massifs, par des prix plus agressifs ?
Le prix n’est pas déterminant, le produit l’est. Nous avons la chance d’avoir à promouvoir un pays qui présente une formidable diversité de sites, de cultures, de patrimoines, très diversifiés mais toujours de qualité. Quels que soient les goûts, le niveau culturel ou financier, les attentes des voyageurs, ils peuvent trouver leur bonheur chez nous.
De plus, nous ne sommes pas une destination saisonnière – qui doit disposer de grandes capacités pour recevoir des flux importants en périodes de pointe mais qui sont sous-utilisées ensuite – et nous pouvons donc équilibrer nos arrivées sur presque toute l’année, ce qui nous permet d’absorber sans hiatus des volumes importants.


Vous serez bientôt équipés de stations neuves, intégrées dans leur environnement naturel. Que faites-vous pour remettre à niveau la partie vieillissante de votre parc hôtelier ?
Depuis 2 ans, notre programme Rénov’hôtels offre aux hôteliers des prêts à taux avantageux, avec des périodes de franchise très incitatives et des durées de remboursement flexibles.


En complément de ces facilités, quelles sont les actions entamées pour pousser chacun à progresser ?
Le ministère du Tourisme veille au respect des normes par les établissements. Cela dit, l’Etat édicte les règles à suivre puis le marché sanctionne ceux qui, ne faisant pas un effort suffisant, sont déclassés.


Développez-vous le locatif, les résidences d’appartements ?
Un texte est en cours d’élaboration qui régira les investissements locatifs ; c’est un axe important de développement sur le Nord, sur les nouvelles stations balnéaires, mais aussi sur des zones puissantes comme Marrakech ou Agadir. A l’occasion des prochaines Assises du Tourisme, en février ou mars 2006, nous prévoyons une journée « spéciale investisseurs » qui portera sur l’hôtellerie et les résidences locatives.


Venons-en à la vision 2010, à l’objectif de 10 millions de touristes en 2010 fixée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Où en êtes-vous ?
A l’exception de Tarazout, près d’Agadir, où l’appel d’offres est en cours, toutes les stations envisagées sont lancées, les études et plans en phase de finalisation, nous estimons que les stations démarreront leur vie entre 2007 et 2008.


Atteindrez-vous cet objectif de 10 millions de touristes dans 5 ans ?
Nous en sommes à 6 millions cette année. Pour réussir notre challenge, nous sommes tributaires de la capacité d’hébergement ; si un décalage est constaté dans l’achèvement des stations, il rejaillira sur nos résultats globaux. Ce qui est certain, c’est que le potentiel de clientèle existe et que nous deviendrons un acteur majeur sur les principaux marchés balnéaires comme l’Angleterre, l’Allemagne et, bien sûr, d’autres pays.


Qu’attendez-vous de la France ?
Qu’elle nous confie 2 millions de touristes en 2010 !


Si vous avez l’hébergement, aurez-vous également suffisamment de transporteurs aériens ?
Je n’en doute pas. D’une part, grâce aux efforts de Royal Air Maroc et de sa filiale charter, d’autre part avec de nouvelles compagnies, marocaines comme étrangères, qui profiteront pleinement de la libéralisation de notre ciel.


Quant aux investissements promotionnels sur les marchés émetteurs…
Ils accompagneront la croissance des hébergements. Nous avons mis toutes les chances de notre côté !


Le bloc-note stratégique
de Pierre Amalou

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