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 « Le Maroc, c’est un peu le Brésil »

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am3doure



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MessageSujet: « Le Maroc, c’est un peu le Brésil »   Dim 11 Nov - 17:29

Accor : « Le Maroc, c’est un peu le Brésil » : Entretien avec Gilles Pélisson, directeur général du groupe

Présent au Maroc depuis 1993, le groupe Accor projette d’y renforcer sa présence. Stratégiquement, il s’agit de se déployer sur l’un des pays du pourtour méditerranéen jugés les plus porteurs. Gilles Pélisson explique que le maillage de l’hôtellerie économique est capital. D’où la comparaison avec le Brésil dans la stratégie de développement du groupe.

· L’Economiste : Quelle place occupe le Maroc dans le développement régional du groupe Accor ?

Gilles Pelisson : Le Maroc est la destination à laquelle nous accordons le plus d’intérêt au Maghreb. Nous constatons par ailleurs que nos produits y sont bien acceptés, aussi bien par la clientèle domestique que par les touristes internationaux. Nous combinons plusieurs types d’activités au Maroc. Ce qui nous permet d’exercer des métiers différents dans l’hôtellerie.
Nous disposons d’hôtels de luxe comme les Sofitel, de Resorts et d’établissements Ibis.

Avec les produits MICE (Meetings, Incentives), nous ciblons essentiellement la clientèle d’affaires alors que la marque Ibis est avant tout destinée à la clientèle nationale. Nous sommes d’autant plus satisfaits que nous avons des partenaires de premier choix. Risma est cotée à la Bourse de Casablanca.


· Vous envisagez de renforcer votre présence au Maroc...

Présent au Maroc depuis 1993, le groupe Accor projette d’y renforcer sa présence. Stratégiquement, il s’agit de se déployer sur l’un des pays du pourtour méditerranéen jugés les plus porteurs. Gilles Pélisson explique que le maillage de l’hôtellerie économique est capital. D’où la comparaison avec le Brésil dans la stratégie de développement du groupe.

· L’Economiste : Quelle place occupe le Maroc dans le développement régional du groupe Accor ?

Gilles Pelisson : Le Maroc est la destination à laquelle nous accordons le plus d’intérêt au Maghreb. Nous constatons par ailleurs que nos produits y sont bien acceptés, aussi bien par la clientèle domestique que par les touristes internationaux. Nous combinons plusieurs types d’activités au Maroc. Ce qui nous permet d’exercer des métiers différents dans l’hôtellerie. Nous disposons d’hôtels de luxe comme les Sofitel, de Resorts et d’établissements Ibis.

Avec les produits MICE (Meetings, Incentives), nous ciblons essentiellement la clientèle d’affaires alors que la marque Ibis est avant tout destinée à la clientèle nationale. Nous sommes d’autant plus satisfaits que nous avons des partenaires de premier choix. Risma est cotée à la Bourse de Casablanca.


· Vous envisagez de renforcer votre présence au Maroc...

Nous avons déjà ouvert 23 hôtels. Deux Sofitel sont en construction ainsi que cinq Ibis et un Novotel à Casablanca. Un de nos principaux objectifs est de poursuivre le maillage de l’hôtellerie domestique.

Jusqu’à présent, nous avons construit 13 Ibis. Un de nos projets est de nous positionner sur le créneau des quatre étoiles où nous avons été quasiment absents. C’est pourquoi nous avons initié le projet de construction des Novotel. Nous avons également des projets sur Tanger.

A terme, Accor devrait disposer d’un parc de 20 Novotel. Ce sont des produits « nouvelle génération ». Notre stratégie repose sur une diversification des marques. Toutes les gammes représentent un potentiel.

· Après les derniers événements survenus à Casablanca, vous n’avez aucune crainte ?

Absolument pas. Nous sommes présents au Maroc depuis longtemps déjà et ce que nous observons sur le terrain nous rassure. Des incidents peuvent surgir, où que l’on soit à travers le monde. Les touristes finissent presque par s’en accomoder et ne pénalisent plus le pays où cela s’est passé. Au Maroc, on observe le développement économique. Agrandissement des aéroports, infrastructures en plein essor, volonté politique de faire monter en gamme le pays, diversité des destinations dans le même pays... tout cela est un atout essentiel. Tout cela peut faire du Maroc une grande destination sans pour autant le faire descendre en gamme dans le tourisme de masse et du charter cheap. Le Maroc réunit plusieurs ingrédients pour être une grande destination. La gastronomie, les paysages... Les destinations qui peuvent être considérées comme concurrentes n’ont pas forcément tous ces atouts.


· Un des objectifs de TUI est de placer le Maroc au top ten des destinations mondiales. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que c’est réalisable. Il y a cette combinaison d’ingrédients assez exceptionnelle : le climat, la proximité de l’Europe, la diversité, l’hospitalité... Rien ne devrait empêcher cela. Cependant, j’estime que s’allier à un seul et même grand opérateur n’est pas forcément une bonne chose. Lorsqu’il vous quitte pour une raison ou une autre, ce n’est pas facile pour l’Etat. C’est important d’avoir une fluidité et de diversifier les acteurs à plusieurs maillons de la chaîne. Nous sommes un de ces maillons.


· Sans la Vision 2010, le plan de développement d’Accor aurait-il été aussi ambitieux ?

Le maillage des Ibis dépasse le cadre de la Vision 2010 . Dans un pays comme le Maroc, en plein développement, l’accueil réservé à une chaîne économique comme Ibis est remarquable. Je pense donc que même s’il n’y avait pas eu la Vision 2010, nous aurions été présents. La majorité des grandes chaînes, notamment américaines, débute une implantation dans un pays étranger par le haut de gamme. La stratégie d’Accor est différente. Il accompagne le développement du pays dans des zones secondaires. Et nous nous intéressons à la clientèle domestique. Preuve en est l’ouverture du tout dernier Ibis à Sidi Maârouf (ndrl : nouveau quartier des affaires casablancais). Mais il est certain que le plan stratégique est important. Il permet une visibilité que nous n’avons pas ailleurs. Pour un opérateur, c’est rassurant d’être dans un pays où il y a une aussi grande visibilité.

· A quel pays le Maroc est-il comparable dans votre stratégie de développement ?


Je le compare au Brésil où le développement de notre gamme Ibis est considérable. Nous en possédons quarante. L’Amérique du Sud a un énorme potentiel avec une forte population jeune et des clientèles d’affaires.
Tout comme le Maroc.

Nous avons déjà ouvert 23 hôtels. Deux Sofitel sont en construction ainsi que cinq Ibis et un Novotel à Casablanca. Un de nos principaux objectifs est de poursuivre le maillage de l’hôtellerie domestique.
Jusqu’à présent, nous avons construit 13 Ibis. Un de nos projets est de nous positionner sur le créneau des quatre étoiles où nous avons été quasiment absents. C’est pourquoi nous avons initié le projet de construction des Novotel. Nous avons également des projets sur Tanger.
A terme, Accor devrait disposer d’un parc de 20 Novotel. Ce sont des produits « nouvelle génération ». Notre stratégie repose sur une diversification des marques. Toutes les gammes représentent un potentiel.

· Après les derniers événements survenus à Casablanca, vous n’avez aucune crainte ?

Absolument pas. Nous sommes présents au Maroc depuis longtemps déjà et ce que nous observons sur le terrain nous rassure. Des incidents peuvent surgir, où que l’on soit à travers le monde. Les touristes finissent presque par s’en accomoder et ne pénalisent plus le pays où cela s’est passé. Au Maroc, on observe le développement économique. Agrandissement des aéroports, infrastructures en plein essor, volonté politique de faire monter en gamme le pays, diversité des destinations dans le même pays... tout cela est un atout essentiel. Tout cela peut faire du Maroc une grande destination sans pour autant le faire descendre en gamme dans le tourisme de masse et du charter cheap. Le Maroc réunit plusieurs ingrédients pour être une grande destination. La gastronomie, les paysages... Les destinations qui peuvent être considérées comme concurrentes n’ont pas forcément tous ces atouts.


· Un des objectifs de TUI est de placer le Maroc au top ten des destinations mondiales. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que c’est réalisable. Il y a cette combinaison d’ingrédients assez exceptionnelle : le climat, la proximité de l’Europe, la diversité, l’hospitalité... Rien ne devrait empêcher cela. Cependant, j’estime que s’allier à un seul et même grand opérateur n’est pas forcément une bonne chose. Lorsqu’il vous quitte pour une raison ou une autre, ce n’est pas facile pour l’Etat. C’est important d’avoir une fluidité et de diversifier les acteurs à plusieurs maillons de la chaîne. Nous sommes un de ces maillons.


· A quel pays le Maroc est-il comparable dans votre stratégie de développement ?

Je le compare au Brésil où le développement de notre gamme Ibis est
considérable. Nous en possédons quarante. L’Amérique du Sud a un énorme potentiel avec une forte population jeune et des clientèles d’affaires.

Tout comme le Maroc.


Source : le 10/05/2007
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